Ciné-Les 8 Salopards (Quentin Tarantino-2015) ** -12

Publié le 9 Janvier 2016

Les 8 Salopards_FR 2

Les 8 Salopards_FR 2

Western enneigé de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Michael Madsen, Tim Roth, Demian Bichir, Bruce Dern et Channing Tatum

 

Etats-Unis-2h48

 

Dans l'Ouest américain, un chasseur de prime escorte une prisonnière jusqu'à son destin fatal en diligence, surprit par un blizzard lui et quelques autres se réfugient dans un refuge où les pensionnaires ne sont peut être pas ceux que l'on croit..

 

Huitième film de Quentin Tarantino qui continue de rendre hommage au cinéma qui l'apprécie. S'étant visiblement bien "amusé" sur Django Unchained qui devint son plus gros succès malgré quelques polémiques, il récidive donc dans le western pour ce nouvel opus très attendu.

 

Disons le tout de suite, ça se laisse voir et la longue durée ne se fait pas trop sentir, divisé en plusieurs chapitres, la première partie est assez brillante avec la présentation des personnages dans un huis clos et un jeu du chat et de la souris digne d'Agatha Christie où du jeu Cluedo, de plus l'atmosphère du blizzard apporte un plus, mais après ça se gâte et part sérieusement en vrille.

 

Dès le moment des règlement de comptes, Quentin retombe dans ses pires travers avec des morts brutales qui s'enchaînent et qui sont pas si imprévisibles si l'on connaît le cinéma du Monsieur, une scène racontée par Jackson qui frôle le dégoût le plus total dont on se demande comment ça a pût passer par la censure, pour se terminer par un carnage et un bain de sang complètement apocalyptique, tellement que l'on finit par se blaser et qui m'a laissé complètement froid.

 

Un flashback explicatif bienvenu remonte l'intérêt, malgré l'apparition d'une voix off inutile sortie de nulle part, de plus, Tarantino a su rendre complètement laide la très belle Jennifer Jason Leigh.

 

Les acteurs sont chez Quentin et s'amusent à réciter ses dialogues, mais on reste dubitatif avec ce déballage, Tarantino est cette fois-ci allé trop loin et ce n'est pas une plutôt bonne musique d'Ennio Morricone qui se rend presque hommage et une très bonne photographie filmée avec le fameux procédé Ultra Panavision 70 mm dont très peu de salles sont équipées qui arrangent les affaires.

 

Les critiques encenseront le film, mais on peut légitimement trouver que le style, notamment narratif, de Tarantino commence sérieusement à s'essouffler, malgré un très bon début, il faudrait qu'il passe maintenant à autre chose.

Rédigé par Sid280

Publié dans #Séances Ciné

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